9782330048631

TITRE: Kinderzimmer

AUTEURE: Valentine Goby

Date de parution :

éditeur : Babel

nombre de pages: 224

Prix: 7,80€

 

Résumé :

« En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de 40 000 détenues. Dans les baraquements, chaque femme doit trouver l’énergie de survivre, au plus profond d’elle-même, puiser quotidiennement la force d’imaginer demain. Quand elle arrive là, Mila a 20 ans. Elle est enceinte mais elle ne sait pas si ça compte, si elle porte une vie ou sa propre condamnation à mort.

Sur ce lieu de destruction, comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. »

 

Avis : 

Ce roman, inspiré de nombreux témoignages de résistants, enfants de déportés et plus précisément certains de Ravensbrück, a su tout au long des pages me pousser à me renseigner sur les horreurs de cette période qu'était la déportation des juifs mais aussi des personnes résistantes dans des camps de concentration, de travail ou d’extermination. C’est un passé lourd que ces personnes portent depuis moins d’un siècle et que beaucoup de la population a tendance à oublier. 

Le fait de lire ce roman a été comme une piqure de rappel à mes yeux sur la chance que j’ai de vivre dans une société où j’ai beaucoup de privilèges. 

Valentine Goby a su tout au long de ce roman me tenir en haleine au point de me demander si Mila, personnage inventé était bien réel et si elle avait vécu toutes ces horreurs.

 Le roman s’ouvre sur le témoignage de Suzanne Langlois, personnage principal du roman, à un public jeune dans une structure scolaire. Sur une simple question d’une adolescente portant sur :  comment Suzanne était sûre du lieu vers lequel elle se dirigeait, à quel instant a t-elle su qu’elle allait pénétrer dans les camps de Ravensbrück? Elle cherche au fond de sa mémoire. Sa mémoire, son histoire : Elle nous livre tout son combat, le combat de toutes ces jeunes femmes, ces enfants, ces personnes âgées, les quelques hommes qu’elle a pu croiser afin de répondre à cette question. 

Du début de son parcours jusque sa délivrance personnelle le 27 juillet 1945 : Mila n’a montré aucun signe de faiblesse. Transportée par le courage et les nombreuses personnes qu’elle a pu rencontré au block, c’est une histoire poignante a laquelle j’ai été confronté.

Amour d’une mère pour son fils, Mila était prête à tout pour le protéger. 

Viens donc a se poser cette question : Comment peut-on donner la vie dans un camp de la mort ?

 

Elle met d’ailleurs en avant, après cette période à laquelle elle a survécu, l’importance du métier d’historien. Trier les souvenirs en toute objectivité, impartialité car :

 

Phrase du jour : 

« mon lilas n’est pas dans l’Histoire mais c’est la mienne, mon histoire, le lilas marque le jour où j’ai marché pour la première fois sans contrainte depuis l’arrestation sans autre nécessité que sauver mon fils et où j’ai cru que mon fils peut-être pourrait vivre. » Mila p-219